Qu’impliquent les plans blancs et bleus déclenchés par le gouvernement ?

Face à l’épidémie grandissante du Covid-19, Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé, a déclenché le plan blanc dans les établissements de santé et le plan bleu dans les établissements médico-sociaux le 6 mars dernier.

Plan bleu, plan blanc, qu’est-ce que c’est ?

Depuis le 9 août 2004, les établissements de santé sont dans l’obligation de rédiger un plan blanc, c’est-à-dire un dispositif de crise qui permet de faire face à une situation sanitaire exceptionnelle.
Le plan bleu est l’équivalent du plan blanc, pour les établissements médico-sociaux, comme les Ehpad. Obligatoire depuis la canicule de 2003, il doit permettre “la mise en oeuvre rapide et cohérente des moyens indispensables pour faire face efficacement à une situation exceptionnelle, qu’elle qu’en soit la nature.

Ces plans peuvent être déclenchés par les directeurs de l’établissement, le directeur général de l’Agence Régionale de Santé ou directement par le gouvernement, comme c’est le cas actuellement. Ils permettent de mobiliser les moyens humains et logistiques nécessaires pour faire face à la crise, tout en maintenant la continuité et la qualité des soins et en assurant la sécurité des patients et des soignants.

Qu’impliquent les plans blancs et bleus ?

Si le plan blanc avait déjà été déclenché le 27 février dans les hôpitaux de Creil et de Compiègne, il est aujourd’hui généralisé à tous les hôpitaux français, ainsi qu’aux établissements médico-sociaux avec le plan bleu. Depuis l’annonce de vendredi 6 mars, toutes les agences régionales de santé (ARS) sont organisées en cellules de crise.

Concrètement, l’établissement recense dans son plan blanc l’ensemble des moyens matériels et humains et prévoit les modalités selon lesquelles le personnel soignant nécessaire peut être maintenu sur place ou rappelé lorsque la situation le justifie. Cela implique également la création d’une cellule de crise et d’une nouvelle organisation interne.

Modification des plannings et des horaires, rappel des personnels, déprogrammation des opérations non urgentes, ouverture de lits supplémentaires, restriction des visites, mesures d’hygiènes, renforcements des moyens de communication…tout est mis en place pour que l’établissement puisse faire face à l’afflux de patients et gérer la crise.

Du côté des Ehpad, le plan bleu permet de protéger les plus vulnérables. Il peut impliquer le confinement des résidents, des usagers et du personnel, leur évacuation mais aussi l’accueil de personnes âgées provenant d’autres établissements. Les visites sont également limitées et interdites aux mineurs et personnes malades.

Quel est le rôle de l’ARS ?

Les établissements doivent transmettre leur plan à l’Agence Régionale de Santé. Chaque année, l’ARS veille à la cohérence du plan blanc d’établissement avec le plan blanc élargi qui définit le rôle et la place de chacun, en cas de situation exceptionnelle.

Renseignez-vous auprès de votre Agence Régionale de Santé (ARS) pour connaître l’évolution du virus dans votre région, les actualités de l’épidémie et les mesures à prendre. Par exemple, l’ARS des Hauts-de-France met à jour régulièrement les cas contaminés dans la région, alerte sur les nouvelles actualités et recense les informations et ressources utiles aux professionnels dans un dossier spécial. L’ARS Île-de-France a également mis en place un « flash info » sur son site pour alerter en temps réel des évolutions liées au virus.

 

Sources :
solidarites-sante.gouv
Infosdroits