Les RH face à la lutte contre la discrimination

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Le 21 mars aura lieu la journée mondiale contre la discrimination raciale. L’occasion de rappeler que les discriminations sont encore nombreuses en France, mettant les entreprises et les DRH en première ligne d’une politique anti-discrimination.

21 mars : journée mondiale de la discrimination raciale

La journée du 21 mars a été choisie en 1996 par l’Assemblée générale des Nations Unies (résolution 2142 (XXI)) afin de lutter contre la discrimination raciale. Pourquoi cette date en particulier ? Le 21 mars 1960 à Sharpeville en Afrique du Sud, la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre l’apartheid. Depuis, cette date est devenue une journée en faveur de la diversité et de la tolérance.

La discrimination raciale en france

La discrimination regroupe toutes les formes de distinctions effectuées sur la base de l’origine, de l’appartenance réelle ou supposée d’une personne à une ethnie, à une nation, à une race ou à une race déterminée. La discrimination raciale contrevient au principe fondamental de l’égalité juridique des hommes et notamment de l’article 1 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, intégrée à la Constitution française, qui énonce que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».
En France, l’ampleur de la discrimination raciale est difficile à évaluer. Quelques chiffres peuvent cependant nous aiguiller. En 2012, le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) évaluait à 13% seulement le taux de présence à la télévision des personnes issues de la diversité et faisait remarquer la sur-représentation des personnes « blanches » dans les rôles de héros.
Dans un rapport publié en 2015, Jacques Toubon, le Défenseur des droits évoquait l’échec de la France en matière de lutte contre les discriminations. Le rapport expliquait que les procédures engagées “n’ont pas eu vraiment d’effet au-delà des seuls bénéficiaires des procès”, notamment car les actions juridiques n’ont “qu’un impact économique résiduel, même en termes d’image”. Deux ans plus tard, en 2017, une étude DARES / IFOP mettait en lumière le chiffre de 3 Français sur 10 qui s’étaient sont senties victimes de discrimination au travail.

Discrimination à l’embauche : quelles sanctions ?

La discrimination raciale concerne également l’embauche. Le principe qui règne est celui de l’égalité de traitement, qui découle du principe républicain de l’égalité de tous les citoyens.Dans le cadre de sa procédure de recrutement, une entreprise n’a pas le droit d’écarter une candidature pour un motif lié à la religion, au physique, à l’origine ethnique ou à l’idéologie du candidat. La discrimination à l’embauche est punie sévèrement par la loi. L’employeur encourt notamment une peine d’emprisonnement de trois ans et/ou une amende d’un montant de 45 000 euros.